• Chasing Romance

Parfum de mâle (for Bad girls only) - Robyne Max Chavalan




Nous remercions Black Ink Editions pour ce service presse.

C’est toujours avec impatience que nous attendons le nouveau bébé de Robyne. Avec Jouly nous faisons souvent lecture commune pour ses opus, ce qui nous permet de nous en donner à cœur joie pour échanger sur l’histoire !


Une fois n’est pas coutume, l’auteure nous surprend avec le choix des thèmes abordés : celui de l’addiction au sexe et celui de l’univers de la création d’un parfum. Comme à son habitude, Robyne s’est largement documentée sur ces sujets et nous propose un roman de grande qualité.


L’addiction au sexe est finalement peu abordée, jusqu’ici, en romance ou même plus largement au sein de la société. Toutes les addictions ont un caractère tabou et celle-ci revêt une dimension plus perverse aux yeux du commun des mortels. Cela ne manque pas d’ironie lorsqu’on sait que notre société actuelle fait de plus en plus référence au sexe, notamment à travers les médias.


D’emblée j’ai tout de suite accroché à la trame parce que Vittoria et Maximilian sont sur un pied d’égalité : de fortes personnalités, des workaholic en puissance, des addicts au sexe…Bref, le rapport de force promet d’être très intense. Et cela ne loupe pas ! Max peine à maitriser son addiction alors que Vittoria l’a domptée au fil du temps. Ces deux-là vont se retrouver à devoir travailler ensemble et à partager une certaine intimité dans le but de «soigner» Max. Les étincelles vont être au RDV, tout comme les joutes verbales entre les personnages. A ce duo/duel, il faut ajouter 2 personnages additionnels :

  • Marie, la fille de Vittoria, adolescente à la langue bien pendue qui va passer son temps à se pouiller avec Max. Leur relation est d’ailleurs géniale à lire, entre humour, remarques acerbes, et surnoms désopilants, cela ne manque pas de panache !

  • L’addiction en elle-même qui à mon sens, constitue la pierre angulaire de ce roman, c'est presque un personnage à part entière.

Je m’explique : Robyne aborde les méandres psychologiques des addicts : l’un qui lutte contre, l’autre qui l’a maitrisée mais lutte aussi chaque jour pour ne pas replonger. La rechute est belle et bien à éviter, mais comment faire lorsque l’objet de toutes vos tentations est juste sous vos yeux, à portée de main ? Cela promet des scènes hots, qui frôle la folie, tant Vittoria et Max essayent de résister à leur attraction de toutes leurs forces.


La trame est rudement bien menée, le côté passionné des personnages offre des moments livresques très addictifs et parfois même inattendus. Leur égo est malmené. C’est un véritable combat acharné auxquels sont confrontés Vittoria et Max, à l’image des combats de boxe que pratiquait le beau gosse par le passé. Les dommages collatéraux pourraient cependant entraîner des conséquences désastreuses...


« Parfum de mâle » est avant tout une histoire de résilience. A mon sens, il s’agit presque d’un thriller psychologique romantique, tant la tension et un certain suspens jalonne le récit. Preuve encore une fois que le sentiment amoureux, le vrai, peut sauver des âmes en peine.


Il s’en est fallu de peu pour que ce soit un coup de cœur. Il ne m’a pas manqué grand-chose. J’ai trouvé que la partie psychologique, vraiment hyper bien écrite, prenait parfois le pas sur la romance en tant que telle. Ne vous méprenez pas, elle existe bel et bien et elle est très intense, mais je n’aurais pas dit non à quelques chapitres supplémentaires, avant le dénouement, pour assoir davantage cet aspect là.


Quoiqu’il en soit j’ai passé un excellent moment, comme toujours avec Robyne. Je salue encre une fois son audace, pour nous emmener dans des contrées livresques presque inexplorées. Il y a une vraie volonté de se démarquer, c'est toujours particulièrement réussi. C’est pourquoi nous attendons toujours avec impatience son nouveau roman.


Foncez découvrir « Parfum de Mâle », vous n’en sortirez pas indemnes. Cette histoire vaut le détour, elle nous aura valu beaucoup d’échanges avec Jouly, comme d’hab’.

Petit clin d'oeil: la chanson « Fix You » issue de la playlist ( très léchée) concoctée par Robyne, illustre à merveille la relation entre Vittoria et Max.





Une sacrée romance menée encore par la plume envoutante de Robyne.


Elle nous embarque sur une thématique singulière, encore une fois, à ma connaissance quasiment jamais abordée en romance, les "sex addict". C’est une addiction taboue qui va justement à l’encontre du romantisme, dont on connait peu les mécanismes et les soins. On sent de suite tout le travail de recherche et de fond fourni par l’auteure, complètement intégré à son histoire. Robyne averti le lecteur dans un préambule, sur ce qu’il l’attend et demande même de ne pas détester ces personnages… mais comment pourrait-on ?

D’abord, ils sont intrigants dans leur passé, leur façon d’être, de se battre pour vivre même si ce n’est pas toujours de la bonne manière. Ce sont de magnifiques combattants qu’elle a créés.


Maximilian qui exsude, le sexe pas toujours le plus attirant, le mâle, brut, arrogant, protecteur, a somme toute cette fragilité par rapport à son passé, son addiction et ses conséquences qu’il ne dévoile qu’à de très rare moments. (et pff quels moments !)

Vittoria s’est tellement muselée pour s’en sortir haut la main qu’elle force le respect pour elle, et pour tout ce qu’elle fait pour ceux qui en ont besoin. Elle est très intelligente, fine analyste, avec une répartie très aguerrie et il en faut face à Max ! Pourtant, il va bouleverser son monde, son équilibre.


Et puis, il y le rapport de forces entre ces deux-là, professionnel, personnel et c’est un match de tous les instants qui est un pur régal à lire. Tout comme les provocations et échanges entre Max et Marie la fille adoptive de Vittoria, qui sont justes phénoménaux ! C’est une bombe cette petite ! Robyne arrive à mettre du solaire, une touche de dérision, d’humour et de recul à travers cette adolescente que peu de choses arrêtent !


J’ai plongé sans retenu dans cette histoire, étant intriguée par la tournure que ferait prendre Robyne à ses personnages. On a plusieurs facettes de la vie du sex addict. Ce livre se scinde en deux parties, la première plus sur la rencontre entre Max et Torie (Vittoria) et le mode de vie d’un addict au sexe, ses pulsions et son long chemin vers la guérison et ses soutiens, et une seconde plus centrée sur la psychologie des personnages, leur évolution, les bouleversements qui s’opèrent au contact l’un de l’autre.

C’est d’ailleurs dans cette partie où j’ai pu légèrement maudire Vittoria pour se laisser guider et envahir par ses peurs, mais en même temps je ne peux que la comprendre. D’ailleurs, c’est comme si le rapport de forces se renverse entre eux, que le « guidé » devient le guide à travers le brouillard…


Vu le thème abordé on pourrait s’attendre à une multitude scènes de sexe, crues, voire glauques et bien c’est plutôt le contraire, et je trouve ça malin et complètement approprié!

Sa référence au sens de l’odorat est toujours présente au fil des chapitres, par le travail de Vittoria, mais pas seulement, il est constamment distillé entre ces deux héros qui sont guidés par leur instinct, mais surtout leur sens.


Une histoire qui bouscule les tabous, qui fait vibrer l’âme, nous fait rêver à l’homme parfaitement imparfait « Le Bad gentleman », pour carrément assumer la bad girl en nous !


PS à Sarah : Comptez-vous embarquer des bookboyfriend BI au FBI ? Parce que je veux bien un coupe-file pour Maximilian, avec séance photo bien entendu ! Et si vous ne le revoyez pas ensuite, ce ne sera pas ma faute !!!!!


Note Commune:






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