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Fleurs de Foudre - Emily Kind





Je remercie les éditions Addictives pour ce service presse.


Dès que j’ai reçu le magnifique « Fleurs de Foudre », je n’ai eu qu’une seule envie : le lire ! Outre le fait que, quoiqu’il advienne, je suis totalement fan de la plume d’Emily, le résumé et la sublime cover m’ont rendue impatiente !


Attention, je tiens à préciser en préambule, que ce roman est difficile, peut heurter la sensibilité des lecteurs. Il ne doit pas tomber entre les mains de lectrices trop jeunes qui n’auraient pas le recul nécessaire pour lire certaines scènes.


Entrons dans le vif du sujet !


Bordel, ce roman est une claque monumentale, de celle qui vous choque et qui vous rend groggy. Il s’agit à mon sens du roman le plus sombre qu’ait pu écrire Emily, et probablement le plus brillant aussi. Je m’explique. Dès les premiers chapitres, elle nous entraine sur Solanum, île infernale et maudite. Je me suis immédiatement imprégnée de son ambiance sombre, lourde, stressante. A plusieurs reprises, j’ai eu mal au ventre pour les personnages, me demandant ce que le sort allait leur réserver. La description des lieux, précise et floue à la fois pour laisser place à notre imagination, est parfaitement maitrisée pour une plongée en enfer.


Solanum est sensée aider des jeunes délinquants à se réinsérer et à apprendre de leurs fautes pour avoir droit à une seconde chance…ça c’est une phrase de vitrine…parce que la réalité est toute autre. Solanum n’aide pas ses pensionnaires, elle les enfonce dans la douleur et exacerbe leurs conduites déviantes. Certains personnages font preuve d’un sadisme sans borne. Il y a des scènes particulièrement difficiles, mais le talent d’Emily est de réussir à nous faire ressentir ce dégout, sans entrer dans des détails qui n’apporteraient rien de plus. Tout est dans l’ambiance comme je vous le disais. Pour moi, il s’agit bel et bien d’une dark romance.


Emily aime écrire des personnages cabossés, bordelines et moi j’aime les lire. Avec Liêm et Yenna, mais aussi Khassian, Ismaël, Lenor et Circé, je suis servie. Je me suis attachée à chacun d’entre eux. Chacun lutte contre ses souffrances, à sa manière. Ils sont si abîmés, qu’ils se sont chacun forgés une carapace tellement épaisse qu’on a le sentiment que rien ne peut plus les atteindre…


Si la première partie du roman est assez longue, les relations entre les personnages évoluent petit à petit. Et la romance me direz-vous ? Elle est présente, mais je dirais qu’elle est parfois éclipsée par Solanum. Rien de péjoratif à cela, c’est un constat. La relation entre Liêm et Yenna est complexe, tordue, douloureuse, mais elle est d’une beauté infinie. La manière dont le comportement de Liêm évolue vis-à-vis de Yenna au fur et à mesure du roman est poignante. Leur histoire est faite de foudre, de morsures, de blessures à l’âme mais aussi d’amour. Ils vont s’accrocher l’un à l’autre, sans jamais cesser de se griffer. C’est d’une sombre beauté.


J’ai dévoré ce livre, pressée de connaitre chaque chapitre, comme attirée d’une certaine façon, sur la manière dont nos héros pourraient quitter Solanum, si toutefois cela est possible…


C’est dérangeant et violent, cette lecture m’a plongée dans une certaine torpeur. Je me souviendrai longtemps de cette histoire, elle marque les esprits. Les sentiments sont exacerbés à la lecture et les émotions s’entremêlent. J’ai ressenti beaucoup de colère pour certains personnages et une certaine tendresse pour d’autres.

Liêm et Yenna. On ne peut pas les oublier. Lui est si magnétique, charismatique. Il endure tant et rend au centuple ce qu’il a subi. Yenna est loin d’être fragile, elle aussi a un passé très chaotique. Pourtant, entre ces deux-là, l’ambiance est à couteaux tirés. On se demande si Yenna va tenir le choc, si elle ne va pas finir par s’effondrer. Pour autant, leur attachement, voire leur appartenance l’un à l’autre vont se révéler peu à peu, attisés par un désir très intense. C’est brut et c’est très fort, à tel point qu’en lisant le roman, on se dit qu’ils sont faits l’un pour l’autre…dans la douleur.


Comme à chaque fois, j’ai aimé les clins d’œil aux livres d’Isla, ici notre cher Fennel fait une jolie apparition. Les membres de la Baraque, guidés par le Baron Sanmdi, seront aussi de la partie pour notre plus grand plaisir !


Il me tarde maintenant de découvrir le spin-off centré sur Khassian et Circé, qui je l’espère fortement sera peut-être publié prochainement.


Il m’est très difficile de donner une note et une mention à cette histoire, car ce serait presque trop réducteur…Mais pour le travail fourni, l’ambiance, le tourbillon des émotions, et la réflexion que la lecture suscite, je mets la note de 6/5 et car c’est au-delà d’un coup de cœur, c’est un coup porté au coeur, pour le message délivré ici : profond, puissant, bouleversant.


Accrochez vous pour lire cette histoire, mais elle vaut tellement le coup. Vous n’en sortirez pas indemnes, vous êtes prévenus !





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