Le théorème des moyennes parfaites - Léanor Lark
- valou

- il y a 1 jour
- 3 min de lecture


Tout d’abord, j’ai été particulièrement séduite par la couverture du roman. Lorsque j’ai reçu la proposition de le lire, elle dégageait quelque chose d’intriguant, presque magnétique. Dès lors qu’on évoque les vagues, la mer, toute cette métaphore autour de l’eau… je dois dire que je suis immédiatement séduite.
Je ne connaissais pas la plume de l’autrice, et j’étais donc très curieuse de faire la rencontre de Juliette et Gabriel, de parcourir un bout de chemin avec eux. Je viens tout juste de terminer ma lecture, je peux dire que j’ai été complètement bluffée, emportée par cette histoire atypique, riche et d’une grande finesse psychologique.
J’ai été profondément touchée par ces deux êtres qui, à première vue, n’ont pas grand-chose en commun. Ils sont écorchés, abîmés, mais incroyablement attachants. Troublants même, tant ils pourraient être nos voisins ou des personnes de notre entourage. L’autrice parvient à créer des personnages d’un réalisme saisissant, notamment grâce à une exploration psychologique particulièrement fine et maîtrisée. Ce sont des personnages du quotidien, confrontés pourtant à des situations parfois très dures, voire bouleversantes.
Tous deux doivent composer avec leurs traumatismes respectifs pour avancer. Et leur rencontre est tout sauf douce : ils se percutent, comme une vague qui vient s’écraser contre des rochers en pleine tempête. Gabriel et Juliette s’opposent, se heurtent, ne se ménagent pas. Ils ne sont pas toujours tendres l’un envers l’autre, loin de là. Et pourtant, une forme de cohabitation forcée s’installe, fragile, instable, mais profondément humaine. En tant que lectrice, j’étais avec eux, dans cet immeuble, à me demander ce qui allait se passer, ce qui allait faire basculer cet équilibre précaire, à deux doigts de vaciller.
Ce n’est pas une romance classique. C’est avant tout une histoire de vies, de traumatismes, une plongée intense dans les troubles de santé mentale : anxiété, addictions, et leurs ravages. Tout cela est traité avec une justesse remarquable. La romance existe, bien sûr, mais elle vient après. L’essentiel réside dans la manière dont deux êtres cabossés tentent de ne pas sombrer, de ne pas se noyer, mais de survivre...en apnée.
La plume de l’autrice m’a également énormément conquise par sa qualité. C’est fin, maîtrisé, jamais excessif. Elle n’en fait ni trop, ni pas assez. Elle raconte avec une grande délicatesse des sujets pourtant lourds et complexes. J’ai été cueillie du début à la fin, souvent bluffée, parfois frustrée de ne pas pouvoir enchaîner davantage de chapitres, que je le souhaiterais, tant l’histoire est prenante.
C’est un roman qui se démarque clairement. Il aborde des thématiques dont on parle beaucoup aujourd’hui, notamment la santé mentale, mais avec une finesse et une profondeur rares. J’ai même du mal à trouver les mots pour exprimer à quel point j’ai aimé cette lecture. Je ne m’attendais pas à être autant touchée.
C’est donc un véritable coup de cœur — un coup au cœur, même. Pour la beauté des personnages, pour la justesse de leur construction psychologique, pour la puissance du propos et la métaphore de la vague. C’est une histoire de résilience, de reconstruction, profondément humaine et bouleversante.
La trame est parfaitement construite, entretenant un suspense constant autour du passé des personnages. On s’interroge, on cherche à comprendre : que leur est-il arrivé ? Pourquoi en sont-ils là ? Et surtout, que signifie réellement ce “théorème des moyennes parfaites” ? Tout cela rend la lecture captivante, presque addictive.
Ce roman touche juste, tout simplement. Il raconte la rencontre de deux êtres qui, malgré leurs blessures, tentent de se tenir la main… tout en se repoussant parfois.
Je recommande ce livre à 100 %. C’est une lecture qui sort des sentiers battus, loin des clichés ou des tendances actuelles. Une histoire différente, et profondément marquante.
PS: je dirais qu’effectivement, les gens cools se baignent en Bretagne, c’est un fait, il n’y a pas de débat sur le sujet :-).





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