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Dirty Duet - Angel Arekin




Je remercie les éditions Black Ink pour ce service presse.


Après la lecture intense de « Jeu Vespéral », je me suis plongée dans « Dirty Duet » : passion dark quand tu nous tiens !


Une fois encore, Léni nous offre une histoire dure et dense, qui ne peut pas se lire sans un minimum de concentration. Je dois reconnaitre qu’elle m’a fait défaut au début de ma lecture, si bien que j’ai mis du temps à m’immerger dans l’histoire, frustrée de ne pas réussir à prendre davantage de plaisir livresque. Mais ne vous y méprenez pas, après ce début difficile, j’ai pu très rapidement m’attacher à Luka et Delilah, comme hypnotisée par leur calvaire et leur guerre.


Notre enfance détermine en partie ce que nous sommes. Elle nous façonne, et nous charge de souvenirs, que, parfois on rêverait d’oublier…Pour Delilah et Luka, leur enfance a été bafouée, brimée, volée. Très tôt ils ont dû faire face avec 2 choix possibles: subir ou lutter. Pour Luka, il n’y a que 2 sortes de personnes dans la vie, celles qui se battent et celles qui se font écraser. Lui a choisi de barricader son cœur et son âme, quitte à détruire tous les obstacles qui se dressent sur son chemin. Ses repères sont biaisés, alors il fait comme il peut. La seule qui lui résiste c’est Delilah, elle aussi essaye de faire face à la noirceur, mais cela semble plus difficile pour elle. Sa parade ? Trouver de l’argent là où il se trouve, quitte à utiliser son corps pour cela. Si elle peut paraitre vénale, ainsi décrite, il n’en est rien en réalité. Delilah est le personnage qui m’a le plus touchée dans cette histoire. Elle est si forte et si fragile à la fois. Elle encaisse et se relève sans cesse. Elle a une sacrée dose de courage. Elle mérite amplement une mention spéciale!


Ces deux-là s’aiment depuis toujours très fort et surtout très mal, incapables l’un comme l’autre de se faire du bien durablement. C’est en cela que cette histoire est réussie. Ce sont leur inconstance et leur amour destructeur qui accrochent le lecteur pour ne plus le lâcher. Luka a un dessein précis en tête, et Delilah en est la pièce maitresse. C’est machiavélique et à la fois c’est une magnifique déclaration d’amour.


Je ne m’attendais pas à croiser le chemin des Mordret à nouveau : quel plaisir!! J’ai adoré retrouver le cynisme de Ciaran et connaitre la terrible déchéance de Nolwen. Pas étonnant que Luka se soit acoquiné de ce clan de fou. A certains moments, on se demande légitimement s’il n’est pas fait du même bois que Ciaran, en moins taciturne peut-être…


Mon seul bémol ici est que j’ai trouvé que les passages narratifs étaient un poil trop nombreux. Bien que j’en comprenne la nécessité pour mieux appréhender l’introspection bouleversante des personnages, ils m’ont semblé très denses parfois. Cela n'a en rien entaché mon régal à lire cette histoire, qui, une fois n'est pas coutume, est totalement folle et déviante.


J’ai donc passé un très bon moment à lire cette histoire d’amour troublée et troublante, à essayer de comprendre qui sortirait vainqueur de cette guerre d’amour, si toutefois le match peut être remporté... A moins que la bombe qui grandit en eux, ne leur explose à la figure… L’intensité entre Luka et Delilah est juste dingue, ils se suffisent à eux-mêmes, quand ils sont ensemble tout le reste s’éclipse. Comme je vous le disais plus haut dans cette chronique, ils s’aiment fort mais foutrement mal.


Sans conteste, fidèle je suis et fidèle je resterai à l’excellente plume de Léni, quoiqu’il advienne.






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