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Nos Jeux Clairs-Obscurs, Partie 1: Clarté - Anna Triss





Nous remercions les éditions Black Ink pour ce service presse.


« Nos jeux clairs Obscurs : Clarté » T.1 vous emmènera aux confins d’une Dark Romance psychologique dans le monde de l'art, sa beauté mais aussi ses aspects peu reluisants.


Anna Triss nous y plonge avec beaucoup de références, sur les arts, ses différents courants et disciplines, que j’ai appréciées, me faisant découvrir de belles œuvres et leur histoire qui m’étaient inconnues, m’emmenant souvent à chaque début de chapitre à faire des recherches. Cette démarche n’est pas obligatoire, je l’ai faite avec plaisir, elle est aussi dépendante de notre culture artistique, mais peu déplaire à certaines lectrices.

Comme toujours, on va deviner certains contours de l’histoire mais l’auteure va très vite brouiller les pistes, nous faire nous interroger sur les personnages, leurs intentions, leurs pensées profondes.


Rachel n’est pas un personnage des plus « folichons » au départ, pourtant elle capte l’attention par son mal-être, ses regrets, et son amour pour l’art qu’elle m’a transmis comme si j’assistais à ses cours. Elle se révèle et en devient touchante malgré les thématiques abordées qui pourraient aller contre elle.


Quant à Sandro, il est beaucoup plus nébuleux, excessif, borderline dans son comportement, ses pensées, ses mœurs, portant beaucoup l'histoire . Il n’a aucun filtre, aime la provocation, avec un sacré don artistique. C’est cette fascination, obsession pour son professeur qui intrigue et accroche le lecteur.

Pourquoi a-t-il jeté son dévolu sur elle ? Lui veut-il du bien ou le contraire ?

Il a plusieurs visages, le clair et l’obscur, perturbant également Rachel, mais nous par la même occasion. Et puis, ce besoin de sexe qui l’habite le rend torride à souhait, même si ses plans sont complètement tordus, voire malsains. Je pense qu’il n’a pas fini de nous étonner et que la tension sexuelle, la possession et les jeux passionnels vont monter crescendo. La qualité de la plume d’Anna Triss rend le moindre effleurement, regard, souffle si intense, que c’est fou ce qui se passe entre eux.

Ce jeune Sandro est complètement déviant dans ses actes, pensées, donnant l’impression de vouloir vampiriser sa proie, ce qui donne une ambiance pesante presque menaçante. Pourtant, ce côté pervers est contrebalancé par ce qu’il apporte du bon, une part qui manque désespérément à Rachel. On oscille toujours entre le côté obscur et lumineux de chaque personnage. Et on ne cesse de se dire que le papillon qui déploie ses ailes va finir par être brûlé par la flamme qui l’attire.


Cette romance peut être dérangeante car sombre, dense avec beaucoup de références, mais également de mystères, d’interdit, d’introspection, façonnée avec brio par l’auteure.

Je crains le pire pour la suite tout en me questionnant sur plusieurs hypothèses dont on a débattu avec Valou, tout en étant assez raccord.


C’est une sacrée histoire que nous a écrite Anna Triss, qui remue, interroge, elle confirme une qualité de style et de plume tout en changeant de type de romance. Pourtant je ne mettrai pas de notes, nullement parce que je n’ai pas aimé, mais je pense ces deux tomes sont à mon avis indissociables pour un ressenti complet. Je réserve donc ma note pour la fin du second tome...

Je conseille vivement de lire ce livre à tous les amoureux du genre Dark Romance !



Après la Chick-Lit et la Dark Fantasy, Anna Triss s’essaye à la Dark Romance. C’est un genre que j’aime beaucoup, qui met constamment en opposition l’ombre et la lumière et donne des histoires d’amour aussi intenses que torturées.

« Nos Jeux clairs-obscurs » fait partie de ces romans que j’attends avec impatience cette année.


L’auteure nous raconte l’histoire de Rachel, trentenaire, professeur d’art au sein de la prestigieuse école de Beaux-Arts à Annecy et mariée avec Jack. Très vite on comprend qu’elle est fragilisée par un lourd passé, alors qu’elle s’apprête à faire sa rentrée. Je me suis très vite attachée à elle, touchée par l’émotion qu’elle dégage et par la profonde mélancolie qui l'habite.


Sandro étudiant de première année, 20 ans, va aussi faire sa rentrée. Il est doué, très doué. Peut-être est-ce même un génie dans son domaine. Mais il est aussi dérangé que dérangeant, complexe, excessif et torturé lui aussi par un passé douloureux. Il est probablement l’un des plus sombres des Black Boys, il mérite son award. Sa beauté est si parfaite, si délicate à regarder…et pourtant, la beauté n’est qu’apparence…


Leur rencontre ne va pas de soi. C’est une prof, il est son élève. Elle est mariée et il est au début de sa vie d’adulte. Pourtant, à mon sens, Anna Triss ne fait pas reposer la trame de son roman sur ces notions. C’est bien au-delà, bien plus profond que cela. Rachel peine à trouver la lumière. Sandro vit dans l’obscurité depuis si longtemps. Le jeu de clairs-obscurs prend tout son sens ici. Rachel a besoin de clarté, pour remonter la pente, elle a besoin d’être valorisée, aimée. Sandro pourra-t-il lui apporter cela ou bien va-t-il la plonger au cœur des abysses, d’où elle ne pourra plus jamais revenir ?

Il tisse sa toile, telle une araignée autour de sa proie. Mais la proie, justement, va-t-elle, se rebiffer ou se laisser faire?


Mon dieu que ce roman est osé et audacieux. Attendez-vous à une histoire sombre, dont il est difficile de dire si un happy end sera possible. C’est dur, âpre, ce n’est pas une lecture à prendre à la légère. Pour ma part il m’a été nécessaire de m’immerger dans le récit, car il est difficile de plonger dans la trame en la lisant par poignée de chapitres. Une fois totalement imprégnée, je n’ai plus lâché cette première partie jusqu'à la terminer.

J’ai aimé qu’au travers de cette école élitiste des Beaux-arts, Anna Triss, nous plonge dans un univers où la laideur tient sa place à côté de la beauté. Cette notion est de toute façon s’y subjective. Ici la frontière entre l’art, la passion, et la folie est extrêmement fine. Ces représentations s’entremêlent, s’enlacent et s’affrontent. La psychologie des personnages est finement étudiée, le travail fourni ici est bluffant. Les névroses et la manipulation sont au cœur du récit. A travers le mal-être de Rachel, ses hésitations, son envie de franchir une limite au-delà du raisonnable, nous entrainent dans un tourbillon romanesque, suave et érotique.

Anna Triss maitrise les scènes érotiques très intenses. Sandro dégouline d’une aura sensuelle à couper le souffle. Rachel ne s’attendait pas à ça et moi non plus, je dois le reconnaitre. Même si bien souvent le jeune homme parait malsain, il fait monter la température comme cela n’est pas permis. Son addiction au sexe et son obsession pour Rachel se mélangent, comme des couleurs sur les toiles d’un tableau.


J’ai aimé découvrir ou redécouvrir les œuvres, qui mettent en exergue l’action de chaque chapitre. La ville d’Annecy est décrite par l’auteure, comme si elle décrivait un tableau.

Vous comprendrez que l’art sous toutes ses formes est ici évoqué entre luminosité et ténèbres. C’est brillamment construit.


L’attente va être très longue car avant de pouvoir me prononcer sur un éventuel coup de cœur pour cette duologie, il me faut connaitre la suite.

Il a bien des aspects que je n’ai pas abordé ici, volontairement pour garder le mystère entier autour de cette histoire. J’ai émis différentes hypothèses pour la suite, que je vais m’empresser de soumettre à ma complice Jouly ;-) En attendant, si vous aimez la Dark, vous ne serez absolument pas déçues par cette première partie, Anna Triss signe là une sacrée histoire, forte, douloureuse, intense, intrigante et sombre, si sombre…







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